J’oublie parfois...

J'oublie parfois. Je chante les yeux clos

nos ventres ne sont pas une terre sainte

pas une plage de débarquement

pas un lit où venir reposer ton corps bandé

 

À minuit, je prends une poignée de charbons ardents

Je les disperse sur l'asphalte devant la maison

 

Je résiste aux rafales autant que possible

Mais le manque m'allonge

 

Soudainement

 

Une horde se pavane

Chaque descendante charrie ses nombres sans muscles

Et quelque chose comme une hache.

Référence bibliographique

« J'oublie parfois... », chose sensible suprasensible, Les Herbes rouges, 2023, p. 19

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