Géométrie de l’oeil

lorsque je te dessine

je se dépose

emploie la cuisine le salon

pour ce que je voudrais multiplier

tu portes habits d'étincelles

sur la pointe des pieds

jusqu'à l'autre cercle notre enfance

 

depuis

la première ligne n'a de cesse de t'inventer

 

les pigeons roucoulent

tu as faim

sans bruit sans intentions

mes doigts roulent s'attardent

je me déverse jusqu'à toi

t'offre fouet et losange

 

personnages de toutes pièces

mise en plis des corps

je te refais

habitée par une autre

aiguise mes crayons

terreau de la proximité

Années
1e à 3e sec./7e à 9e année
4e sec. au cégep 1/10e à 12e année
Référence bibliographique

Louise Marois, « géométrie de l’oeil », J’élève des soleils, Montréal, Éditions du Noroît, 2019, p.11.

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