vous faites erreur...


vous faites erreur si vous me croyez éteinte
à moitié folle
couchée dans mon urne
les mains à la place des pieds
tête en bas cœur renversé
mes vêtements ont brûlé l’odeur du secret
mes insomnies se partagent
la même texture la même couleur
le feu rend toutes choses égales
le feu n’est que l’œil
d’un dieu qui s’ignore

La locutrice affirme sa force à travers l’évocation de la puissance du feu.

1. Le champ lexical du feu est très présent dans ce poème. Pouvez-vous en dégager quelques exemples? Selon vous, le feu est-il davantage associé à la vie ou à la mort ici?

2. À qui s’adresse la locutrice selon vous?

3. Comment décririez-vous le ton de ce poème?

4. Diriez-vous que ce poème est engagé? Appuyez votre réponse en citant un vers en exemple.

5. Récitez ce poème en modifiant le « vous » par un « tu », puis par un « ils ». Puis, revenez au « vous ». Qu’est-ce que cela modifie dans votre récitation? 

ACTIVITÉ D’ÉCRITURE

En vous inspirant des pronoms utilisés dans le poème de Virginie Chaloux-Gendron (« je » et « vous »), écrivez un court poème où le locuteur s’adresse directement à un groupe de gens.

Section « Pour aller plus loin » rédigée par
Référence bibliographique

Virginie Chaloux-Gendron, La fabrique du noir, Le Noroît, 2022, p. 127.

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