Des machines vociférantes...


Des machines vociférantes
aplanissent la surface du monde
en de vastes champs homogènes
où cultiver l’identique
en ligne droite

par les fenêtres on y voit
pousser des enfants
aux mêmes noms
aux mêmes jeux
et dont les rêves sont fabriqués
des mêmes
images


 


Sous l’éclairage
cru de l’époque
nos désirs s’entrechoquent
se heurtent
aux mirages imprimés
à l’intérieur des paupières
où dorment nos
légendes

nous ne savons plus ce qu’il faudrait vouloir
voici le drame central
de nos existences
voici le noyau
atomique

Référence bibliographique

Claude Périard, « Des machines vociférantes... », Les lumières ont tué la nuit, Poètes de brousse, 2025, p. 65 et 67.

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