Concours régional en équipe : Vancouver 2025

Judges
Judge
Année de naissance
1986
Biographie

« Papillon touche-à-tout », Gaspard Amée s’est tissé un parcours aux vies multiples, entre plusieurs ports d’attache : le balcon du Jura, les Alpes de Haute-Provence, Montréal et le Québec, la Nouvelle-Écosse, la Corée du Sud. 

De son pays natal, la Suisse, il a conservé l’amour de la marche et des hauteurs, mais c’est à Vancouver, en Colombie-Britannique, qu’il a finalement pris pied. 

Initié très tôt au bonheur des mots, il a été journaliste, chroniqueur et rédacteur pendant plus de quinze ans. Si son activité principale est aujourd’hui la traduction, il cultive en parallèle plusieurs jardins. Voyageur dans l’âme, l’écriture lui permet de dire, à sa manière, ce besoin d’ici et d’ailleurs

Son premier recueil de poésie, Sasamat, a été publié en 2024 aux Éditions du Blé. Un deuxième recueil-récit poétique, intitulé Marcher près des œufs, est annoncé pour 2026 chez le même éditeur.

Depuis l’été 2025, il signe également La Minute papillon, une chronique diffusée sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première, à l’émission « Culture et confiture ». Une à deux fois par mois, il y déplie en douceur un mot croisé dans la nature.

Entrevue
Lisiez-vous de la poésie quand vous étiez à l'école ? Y a-t-il un poème en particulier dont vous vous souvenez ?

La poésie m'intriguait, mais plutôt de loin. Il y avait quelque chose d'un peu sacré autour, à l'école, qui m'a laissé sur le bord du chemin pendant un certain temps. Je crois que j'étais intimidé par la façon dont elle m'était présentée, même si j'étais bien entouré de poésie à la maison. C'est aujourd'hui que je la lis plus « naturellement », donc bien plus tard. Avec ce petit sentiment d'école buissonnière. 

Quand avez-vous commencé à écrire de la poésie ? Et quand avez-vous commencé à vous considérer poète ?

Comme j'ai toujours été amené à écrire dans mon travail, que ce soit comme journaliste ou traducteur, il a fallu du temps pour que je m'autorise à déconstruire cette mécanique, à dissocier l'envie ou le besoin d'écrire et l'habitude d'écrire liée au métier. La poésie est donc venue très tardivement, par une forme minimaliste : le haïku. Je me suis senti plus libre, plus à l'aise aussi, dans cette façon de lire le monde et de le mettre en (peu de) mots. Je ne me considère pas comme un poète, mais comme un marcheur en poésie : quelqu'un qui s'essaie, sur le terrain, avec ses mots à lui. 

Comment voyez-vous le « travail » des poètes ?

Avec de l'admiration, du respect et une certaine distance. Je me méfie beaucoup des postures et des étiquettes, donc pour moi toute personne qui écrit, qui dit quelque chose de soi ou du monde avec des mots qui heurtent, bousculent ou résonnent, avec un certain entrain, aussi, a la voie libre en poésie. C'est quelque chose qui relève presque de la respiration : cela ne devrait pas trop ressembler à du « travail », même si cela en demande. Je crains d'ailleurs souvent que la figure du « poète » cache la forêt... et c'est la forêt qui m'intéresse!

Si vous deviez choisir un poème à mémoriser dans notre anthologie, lequel serait-ce ?

Je crois que je commencerais par « Accompagnement » (Hector de Saint-Denys Garneau), car ce poème a été une vraie révélation pour moi, lorsque je l'ai découvert. Mais cela pourrait aussi être « Tête première » (Ocean Vuong), « respire » (Katherena Vermette), « En guise de fête » (Anne Hébert), « Le Nord m'interpelle » (Joséphine Bacon), « le gros monde... » (Louis-Karl Picard-Sioui), ou encore « Spleen » (Charles Baudelaire).

Publications
Titre
Sasamat
Maison d'édition
Éditions du Blé
Date
7 mai 2024
Type de publication
Recueil
Judge
Année de naissance
1965
Biographie

Né à Pointe-Noire au Congo Brazzaville, Jean Pierre Makosso vit au Canada depuis 2001. Amoureux passionné de la langue française, il la loue et la célèbre dans sa poésie.

« Mes réponses m'arrivent dans la langue française, cette langue que j'ai dans ma langue, au bout de mes lèvres, dans la bouche entre mes dents, que je ne cache pas dans ma poche, et qui de tout temps danse sur mon palais » (tiré du livre francophonîquement vôtre aux éditions Dédicaces)

Pour lui, la langue française semble si belle qu'elle est comme une danse, sitôt parlée, même avant d'être écrite.

Poète, écrivain, conteur, il a publié aux Éditions Dédicaces (Montréal) et L'Harmattan (France). Son dernier recueil de poèmes, Cantiques pour Sainte Marie Mère Thérèse, est paru en 2023 aux Impliqués/Éditeur (France), où l'image de la mère est transposée dans un triptyque poétique : une série de trois recueils sur un sujet commun qui explore tous les rôles d'une mère.

Entrevue
Lisiez-vous de la poésie quand vous étiez à l'école ? Y a-t-il un poème en particulier dont vous vous souvenez ?

Ah, ça oui. J'ai lu mon premier poème au cours préparatoire première année. C'était si beau ! Je ne l'ai jamais oublié :

« Viens j'ai des fruits d'or, J'ai des roses, Je remplirai tes petits bras, Je te dirai de belles choses, Et peut-être tu souriras. » – Victor Hugo

Plus tard, j'ai adoré « Le bateau ivre » de Rimbaud. 

Quand avez-vous commencé à écrire de la poésie ? Et quand avez-vous commencé à vous considérer poète ?

Dès mon jeune âge, dix ans, douze ans peut-être. Mon père aimait nous donner des conseils et ma mère adorait nous conter des histoires d'animaux et moi enfant quand je me retirais dans ma chambre la nuit, je traduisais les conseils de mon père et les contes de ma mère en français. Les conseils de mon père étaient ma poésie et les contes de ma mère étaient ma prose. 

La première fois que je me suis considéré poète c'était en 2002, lorsque Radio Canada m'a demandé d'écrire des billets d'humeur que je devais présenter chaque matin à la radio. Cela a duré une année. Et lorsque plus tard j'ai publié ces billets d'humeur et que j'ai vu mon nom sur la page d'un livre alors j'ai dit : "Enfin, je suis poète". J'ai envoyé le livre à mes parents. mes frères l'ont lu. Et tous étaient fiers de moi. Mon père et ma mère surtout. Ils ont reconnu leur touche littéraire. J'étais content.

Comment voyez-vous le « travail » des poètes ?

C'est un travail créatif qui demande observation et inspiration. Le poète doit bien choisir ses mots tout en utilisant des symboles et des métaphores, comme les conseils de mon père. Il doit surtout bien réviser et perfectionner ses poèmes afin d'y trouver l'efficacité et la beauté dans ses oeuvres. Il doit être sensible et émotionnel et doit posséder les deux plus grandes choses qui font de lui un POÈTE : L'IMAGINATION FERTILE et LA MAÎTRISE DE LA LANGUE. 

Publications
Titre(s) du ou des poème(s)
Silence(p.60) ; Crois en la Nature (p.62)
Titre
Cantiques pour Sainte Marie Mère Thérèse
Maison d'édition
Les Impliqués/Éditeur
Date
2023
Type de publication
Recueil
Titre(s) du ou des poème(s)
Rien que de la poussière (p.18); Rien qu'une âme (p.19); Rien qu'un brin de rien (p.21)
Titre
Rien
Maison d'édition
Dédicaces
Date
2018
Type de publication
Recueil
Titre(s) du ou des poème(s)
Les Orphelins (p.17); Ascension (p.21); Foi et Espoir (p.22)
Titre
Oeuvres humaines
Maison d'édition
Dédicaces
Date
2010
Type de publication
Recueil
Judge
Biographie

Anas Atakora a grandi au Togo avant de s'installer au Canada en 2014. Actuellement basé à Vancouver et enseignant à l'Université Simon Fraser, il est titulaire d’un doctorat en études françaises et littératures francophones africaines. Poète et écrivain de non-fiction, il est auteur de huit livres et de plusieurs collaborations artistiques et universitaires. Il est Membre Honoraire de l’Université d’Iowa où il fut poète en résidence en automne 2015 dans le programme IWP (International Writing Program). 

Entrevue
Lisiez-vous de la poésie quand vous étiez à l'école ? Y a-t-il un poème en particulier dont vous vous souvenez ?

On lisait beaucoup de poésie à l'école, notamment par des récitations obligatoires. Maintenant que j'en parle, plusieurs poèmes et des vers épars se bousculent dans ma tête. J'aimais beaucoup le poème « À ma mère » de Camara Laye, une sorte d'ode à la figure maternelle dont je répétais la strophe suivante :

Femme des champs, 

femme des rivières 

femme du grand fleuve, ô toi, ma mère 

je pense à toi…

Quand avez-vous commencé à écrire de la poésie ? Et quand avez-vous commencé à vous considérer poète ?

J’étais au collège quand j’ai écrit mon premier poème pour un concours. J’avais remporté le premier prix et j’ai compris instantanément qu’écrire est une solitude qui paye. 

J’ai publié mon premier recueil de poèmes (Partir pour les mots) en 2012.

Comment voyez-vous le « travail » des poètes ?

Le travail des poètes est comparable aux vagues d’un océan. On ne les admire que quand on les voit ou entend. Le reste du temps, les poètes, tout comme les vagues, continuent de travailler dans la solitude. 

Publications
Titre
En Chair et en ville
Maison d'édition
Les Éditions de la Francophonie
Date
2025
Type de publication
Recueil
Titre
La Vie que nous menons ici
Maison d'édition
Éditions Awoudy
Date
2023
Type de publication
Recueil
Titre
Ceux qui m’accompagnent au large
Maison d'édition
Éditions Stellamaris
Date
2017
Type de publication
Recueil
Year
2025
Level
Team Regional
Contest Date / Winners Announced
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