Chêne palustre au bas de l’escalier
mes yeux remplis d’oiseaux
le vent se jouait de nous
jusqu'au dernier soir
une petite foi maigre
que nous n’avons pas prononcée
la main ne savait plus s’offrir
la respiration se retenait
désir planté là
nous attendions le miracle
d’être ravies à nouveau
nos étoiles agonisaient
le corps avait parlé
lui qui sait d’avance
je tarde à laisser venir
la totale désertion
de nos branches
À l’aube de la finitude, ce poème évoque la mémoire, la nature et le passage du temps, sur fond de nostalgie.
1. Quelle émotion ce poème vous évoque-t-il?
2. Les champs lexicaux de la nature et du corps sont omniprésents dans ce poème. Comment ces deux champs lexicaux interagissent-ils entre eux?
3. Qu’est-ce qu’un chêne palustre? Quelles sont les caractéristiques de cet arbre? À la lumière de ces caractéristiques, pourquoi croyez-vous que la locutrice évoque cet arbre en particulier?
4. Les deux derniers vers du poème résonnent avec le premier, puisqu’il est question de la « totale désertion de nos branches ». Qu’est-ce qu’évoque cette image finale? Quelle émotion suscite-t-elle?
5. Quel est le ton général de ce poème? Comment pourriez-vous le mettre en valeur dans votre récitation? Pensez au rythme, au volume, aux nuances.
ACTIVITÉ D’ÉCRITURE
En vous inspirant du poème d’Hélène Harbec, dressez une liste de comparaisons possibles entre votre propre corps et des éléments de la nature. Puis, écrivez un court poème où vous utiliserez au moins trois de ces comparaisons.
LIENS UTILES
Entrevue avec Hélène Harbec, à la suite de la parution de son recueil Les retombées du désordre, suivi de Trente-sept acres de solitude :
Hélène Harbec, Les retombées du désordre suivi de Trente-sept acres de solitude, Le Noroît, 2023