François Baril Pelletier
Biographie
Né à Montréal, François Baril Pelletier a amorcé très jeune le travail de création avec succès dans plusieurs domaines dont les arts visuels, le slam et la publication de la poésie. Il a vécu à Montréal, Régina, Aix-en-Provence, et Ottawa, où il a gradué à l'Université d'Ottawa en Arts visuels avec mineure en Études anciennes, avec Summa Cum Laude. Son chemin trouve aujourd’hui pour lui son aboutissement dans l’écriture poétique, où ses oeuvres s’inscrivent dans une démarche esthético-spirituelle comme il le dit lui-même sur son site personnel, franchement inspirant : https://www.francoisbpelletier.com. Il a douze recueils de poésie à son actif, dont Déserts bleus, qui a remporté le Prix Le Droit en 2015, et parmi ses plus récents, La soif de la soie & Terre de soleils, parus en 2024-2025. Très remarqué, Déserts bleus est sorti la même année qu'un autre recueil, Les trésors tamisés, finaliste au Prix du Gouverneur Général; deux recueils qui reflètent la multiplicité de ses talents par une grande inventivité imaginaire et langagière.
Entrevue
À part la beauté perçue dans certaines chansons au cours de la jeunesse, mes premiers vrais contacts avec la poésie eurent lieu vers l'âge de 15 ans, à travers un survol de la poésie des Surréalistes, celle dans Le Cid de Corneille ou de Cyrano de Bergerac, de Rostand, de l’Avalée des avalés et les autres romans de Réjean Ducharme, des paroles d’Harmonium, de Brel, Brassens, Ferré, Pink Floyd ou même encore, des écrits de Jim Morrison. Mais ultimement, mon amour pour la poésie se fut plus définitif au Cégep et à l'université alors que je m'aventurai dans les poèmes de Prévert, d’Éluard, de Tzara, de Breton, d’Aragon, de Pierre Jean Jouve, de Racine, de Perse et aussi parallèlement, de Nelligan, analysé en classe, puis de Miron, dont on connaît bien les hymnes. Je me rappelle particulièrement de Alchimie du verbe, avec Faim et Chanson de la plus haute tour, de Rimbaud, ou encore de Chansons pour le repas de l'ogre d'Edmond Jabès, qui m’ont profondément marqué au tout début de mes 18 ans pour le premier, puis de la vingtaine pour le second. Rimbaud, en somme, fut le catalyseur de mes propres éclats de jeunesse et Miron me marqua par la grande liberté de son travail acharné, coriace, mûri.
J'ai commencé à écrire de la poésie autours de l'âge de 15 ans, une poésie plutôt philosophique. On ne peut se considérer poète soi-même avant d'être ainsi qualifié par les autres... donc, ce serait après mon premier recueil, Apocryphes du coeur qui est sorti chez David en 2010.
Un travail d'abeille : de butiner jour et nuit pour récolter le pollen, afin de tout transformer en miel.
La magie de l'instant, sûrement. Comme à l'habitude, une inspiration foudroyante et soudaine, mystérieuse, qui m'a forcé à écrire quelques mots pour en mieux saisir la portée.
Yves Préfontaine : Peuple inhabité.