Des machines vociférantes
aplanissent la surface du monde
en de vastes champs homogènes
où cultiver l’identique
en ligne droite
par les fenêtres on y voit
pousser des enfants
aux mêmes noms
aux mêmes jeux
et dont les rêves sont fabriqués
des mêmes
images
Sous l’éclairage
cru de l’époque
nos désirs s’entrechoquent
se heurtent
aux mirages imprimés
à l’intérieur des paupières
où dorment nos
légendes
nous ne savons plus ce qu’il faudrait vouloir
voici le drame central
de nos existences
voici le noyau
atomique
Des technologies oppressantes menacent notre humanité.
- Qui est le « nous » du poème, à votre avis?
- Relevez les termes qui renvoient à l’idée d’uniformité. Est-ce présenté positivement ou négativement?
- Que pourraient être ces « machines » si vous pensez à la société dans laquelle nous vivons? Et pourquoi sont-elles « vociférantes », à votre avis?
- Dans la troisième strophe, relevez une personnification. Évoque-t-elle une forme d’apaisement ou d’oppression? Justifiez votre réponse.
- Il y a une certaine gravité dans le ton de ce poème. Lisez le poème à voix haute en tentant d’appuyer cette tonalité sans exagérer.
Activité d'écriture
Ajoutez une strophe de votre composition au poème de Claude Périard en tentant d’insuffler une note d’espoir.
Liens utiles
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Le poème peut faire écho au climat de tension décrit dans le roman 1984 de Georges Orwell. Vous pouvez ici écouter une présentation amusante de l’œuvre dans un extrait du balado Les grandes œuvres top chrono.
Claude Périard, « Des machines vociférantes... », Les lumières ont tué la nuit, Poètes de brousse, 2025, p. 65 et 67.